Un homme français portant un béret et une marinière coincé dans un ascenseur japonais bondé. Sa baguette bloque la fermeture des portes, provoquant des regards noirs et agacés de la part de plusieurs hommes d'affaires japonais en costume.

Politesse au Japon : 3 règles pour ne pas passer pour un gougnafier

Je vais reprendre un cliché, mais ce n’est pas si mal de temps en temps. En tant que voyageurs étrangers, vous êtes (et je suis) les ambassadeurs de la France et de notre politesse légendaire. Alors voici comment sauver votre honneur (et celui de la France).

1. Politesse dans l’ascenseur

En France, on entre, on appuie sur le bouton et on attend en espérant que l’ascenseur fonctionne. Au Japon, il faut respecter quelques règles de bon sens. Les personnes s’entassent comme dans un panier de courses, à l’arrière d’abord puis vers l’avant.

Si vous êtes près du panneau de commande, vous êtes le “Capitaine”. Votre rôle est de maintenir le bouton d’ouverture (開) pour tout le monde et de ne sortir qu’en dernier, une fois la cabine vide. Dès que tout le monde est entré, tambourinez sur le bouton de fermeture une vingtaine de fois au moins. Fermer : 閉. Oui, c’est comme ça qu’on fait ici. Dans certaines entreprises, on vous donne une petite fiche de règles à respecter pour utiliser l’ascenseur. Mais ça, c’est si vous travaillez dans un grand building à Tokyo.

2. Règles de paiement au Japon : Pourquoi éviter le contact direct ?

On est tous tentés de tendre son argent en essayant d’attraper les doigts de la caissière, comme dans les vieux manèges avec le pompon. C’est l’erreur classique au moment de payer son combo riz‑poulet au konbini. Tendre un billet de la main à la main est un manque de politesse qui crée un véritable inconfort.

Heureusement, il y a presque toujours un petit plateau en plastique sur le comptoir. Vous devez y déposer votre argent ou votre carte. Le caissier vous rendra la monnaie avec les deux mains. En général, elles sont propres. Sauf s’il revient du musée du caca.

3. Savoir-vivre sur l’escalator : Le piège entre Tokyo et Osaka

J’ai passé pas mal de temps à regarder des vidéos de gens étranglés par leur cravate coincée dans l’escalator. Bon, on a tous des passe‑temps différents. Mais dans la vraie vie, rien n’énerve plus un salarié pressé qu’un touriste qui ignore les règles de circulation sur les escaliers mécaniques et bloque le passage. Là encore, rien que du bon sens : on s’aligne d’un côté pour laisser la voie libre.

Attention au piège : à Tokyo, la politesse veut qu’on se serre à gauche. À Osaka, on se serre à droite. Mesdames (oui, c’est toujours vous) : évitez de vous mettre en travers de l’escalier à deux pour discuter. Vous allez sentir le poids de cinquante regards noirs dans votre dos, dans un silence inquiétant. 


Lire aussi :

Laisser un commentaire