Bonjour à tous ceux qui n’aiment pas les piqûres et à ceux qui aiment ça aussi (même si c’est étrange). Avant de déménager à Bali après plus de 12 ans au Japon, mon premier réflexe a quand même été de me faire vacciner (qui a dit hypocondriaque ?). Si vous vous posez aussi la question, voici les vaccins importants pour Bali.
1. Les obligations légales : Ce que dit la loi
Avant d’aborder les recommandations médicales et les remèdes de grand-mère, il est crucial de distinguer ce qui est obligatoire de ce qui est conseillé.
- Fièvre jaune : Elle n’est pas présente en Indonésie. Cependant, la vaccination est obligatoire si vous venez d’une zone infectée (Afrique ou Amérique du Sud). Le certificat peut vous être demandé à l’immigration. Pour ceux qui habitent en France, pas besoin de s’inquiéter.
- Polio : En raison de cas sporadiques signalés ces dernières années dans certaines régions de l’archipel, les autorités indonésiennes peuvent parfois exiger une preuve de vaccination pour les voyageurs en provenance de pays spécifiques ou pour les séjours de très longue durée. Cela étant, en ce qui me concerne, on ne m’a jamais rien demandé. Donc, à moins d’une augmentation des cas, pas de problème de ce côté-là non plus.
2. Le socle de base : Les vaccins officiellement recommandés
Selon les autorités sanitaires internationales (OMS, CDC, Ministère des Affaires Étrangères), dont j’ai appris l’existence pendant le Covid, voici les vaccins conseillés pour voyager en Asie du Sud-Est. Il y a de bonnes chances que vous les ayez déjà en France.
- Hépatite A/B: Transmise par l’eau et les aliments, l’hépatite A est fréquente sous les tropiques. Je remonte ma manche une première fois, hurle de douleur quand l’aiguille transperce ma peau.
- Fièvre typhoïde : Recommandée si vous comptez explorer la gastronomie locale dans les warungs. Ça ne vous protégera pas de la diarrhée (prévoir des draps propres), mais ça peut vous éviter un séjour à l’hôpital. Elle est souvent administrée en combiné avec l’hépatite A. Heureusement d’ailleurs, je n’aurais pas supporté un trou de plus.
- Mise à jour DTP & coqueluche : J’ai fait mes rappels avant de partir, enfin je crois… je me suis évanoui avant l’injection.
3. Les vaccins « au cas par cas »
N’écoutant que mon courage, j’ai fait la liste des vaccins dont on parle souvent.
- La Rage : Le premier vaccin que j’ai fait à Bali, c’est quand j’ai vu les hordes de chiens errants dans les rues. Et je ne vous parle pas des singes et des chauves-souris. Attention : il ne dispense pas de soins urgents en cas de morsure, mais il peut vous éviter d’aboyer en arrivant à l’hôpital. Je rappelle qu’au vu du nombre hallucinant de morsures à Bali, c’est peut-être intelligent de prendre une assurance qui couvre tout ça. Et bien sûr, je recommande le partenaire du site (que j’utilise moi-même) : SafetyWing.
- L’Encéphalite Japonaise : Elle est transmise par les moustiques en zone rurale (rizières). Franchement, très facultatif : c’est vraiment rare. Et puis, vous devez déjà commencer à ressembler à un gruyère avec toutes ces piqûres.
- Dengue (Qdenga) : Depuis 2024-2025, un nouveau vaccin est disponible. Là, par contre, il y a un vrai sujet. La dengue est bien présente à Bali, surtout pendant la saison des pluies. Si vous avez une peau à moustiques, que vos amis vous invitent en camping pour être sûrs que c’est vous qui allez vous faire piquer (et pas eux), ou que vous ressemblez à un clafoutis après un barbecue, c’est une bonne option. (Là-dessus, je suis plutôt chanceux : ce n’est pas mon cas.)
Attention quand même à faire les vaccins en avance, bien six semaines avant le départ, parce que j’ai vu des éléphants roses pendant quelque temps avec toutes ces injections. Et ils arrêtent les drogués à l’aéroport. Bref, transformez-vous en passoire si ça vous rassure, mais surtout, profitez de Bali. C’est quand même plus sympa de boire une Bintang que de collectionner les tampons sur son carnet de santé.
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