Si vous vous demandez quoi visiter à Bali, le Temple de Besakih figure probablement en haut de votre liste. J’y suis allé, j’ai vu et je suis revenu (clin d’œil à Julius Toriaezu) pour partager mon expérience et vous aider à préparer votre visite.
Le Temple de Besakih : histoire et architecture du Temple Mère de Bali
Trônant fièrement à près de 1 000 mètres d’altitude sur les pentes fertiles du Mont Agung, le Temple Besakih est le plus grand temple de Bali.

L’histoire du temple s’étend sur plus de deux millénaires. Les archéologues pensent que les terrasses de Besakih étaient déjà des lieux de culte mégalithiques bien avant l’arrivée de l’hindouisme sur l’île.
C’est vers le VIIIe siècle que le site prend sa dimension actuelle sous l’influence du sage Rsi Markandeya, qui y aurait enterré cinq métaux précieux lors d’un rituel fondateur. Au fil des siècles, chaque dynastie royale de Bali y a ajouté ses propres sanctuaires, transformant le site en un labyrinthe sacré de 23 temples distincts.
Un temple qui a défié les éléments

Si Besakih impressionne par sa longévité, il est aussi un symbole de résilience. Le complexe a dû être reconstruit et restauré à plusieurs reprises :
- Le séisme de 1917 : Une secousse dévastatrice a mis à terre une grande partie des structures historiques. Une reconstruction méticuleuse a suivi, redonnant au temple sa splendeur d’antan grâce à l’effort collectif de l’île.
- Le miracle de 1963 : C’est l’événement qui a cimenté le caractère sacré du lieu dans l’esprit du monde entier. Lors de l’éruption catastrophique du Mont Agung, des coulées de lave dévastatrices ont dévalé la montagne. Miraculeusement, la lave s’est séparée en deux pour contourner les murs du temple, le laissant quasiment intact alors que les environs étaient dévastés.
- La modernisation récente (2023-2025) : Pour faire face à l’afflux croissant de visiteurs, le gouvernement a entrepris de grands travaux de restauration des structures en bois et de réaménagement des accès.
Informations pratiques : Réussir votre visite à Besakih

L’organisation c’est jamais marrant, heureusement je suis là! Voici tout ce que vous devez savoir pour une logistique sans stress.
Localisation et temps de trajet
Le Pura Besakih se situe dans la régence de Karangasem, à l’est de Bali. Le trajet est une expérience en soi, serpentant à travers des rizières en terrasses et des villages traditionnels.
- Depuis Ubud : Environ 1h30 (45 km).
- Depuis le Sud (Canggu, Seminyak, Kuta) : Comptez entre 2h et 2h30 selon le trafic.
Le transport : La règle d’or du « chauffeur en attente »
C’est sans doute le conseil le plus important pour votre sécurité et votre budget : ne vous rendez jamais à Besakih en taxi aller-simple (Grab ou Gojek).
Le temple étant situé en haute altitude et loin des centres urbains, il n’y a quasiment aucun chauffeur d’application disponible pour le retour. Si vous vous retrouvez « bloqué » sur place, les transporteurs locaux vous demanderont des prix exorbitants pour vous ramener.
La solution : Louez une voiture avec chauffeur pour la journée ou venez avec votre propre scooter. Votre chauffeur vous attendra patiemment sur le parking pendant vos 2 ou 3 heures de visite.

Stationnement et nouvelles installations
Grâce aux rénovations majeures terminées récemment, l’accueil a totalement changé :
- Le parking : Un immense parking moderne à plusieurs étages accueille désormais les visiteurs. C’est propre, organisé et sécurisé.
- La navette électrique (Shuttle) : Le parking est situé à environ 1 km de l’entrée du temple. Bonne nouvelle : le prix de votre billet inclut désormais un trajet en petite navette électrique qui vous dépose directement au pied des escaliers monumentaux.
Tarifs et budget à prévoir (En 2026)
Le système de ticket est désormais « tout inclus » pour simplifier l’expérience des touristes :
- Prix d’entrée : Environ 150 000 IDR par adulte (environ 9 €).
- Ce qui est inclus : Le droit d’entrée, la location du sarong (obligatoire pour couvrir vos jambes), le trajet en navette électrique et les services d’un guide local accrédité.
- Parking : Environ 10 000 IDR pour une voiture.
Mon Avis : Le Temple de Besakih vaut-il vraiment le détour ?
Avis mitigé pour ma part : si Besakih est souvent considéré comme un incontournable, tout n’est pas rose.

Ce que j’ai particulièrement aimé :
L’architecture : des dizaines de tours Meru (les toits de chaume superposés) semblent vouloir toucher le ciel. La perspective depuis l’escalier central est superbe. De quoi briller sur Instagram.
L’amélioration de l’accueil : avec le nouveau système de ticket “tout inclus” et les navettes, l’expérience reste fluide. Il faut aussi noter les efforts pour améliorer l’expérience des visiteurs et limiter les arnaques.
Quelques bémols à garder en tête :
La météo capricieuse : situé sur le Mont Agung, le temple se retrouve souvent enveloppé de brume. Pour profiter de la vue sur le volcan, il vaut mieux venir tôt le matin (avant 9h).
Les vendeurs à la sauvette : ils haranguent encore les visiteurs, ce qui n’est jamais très agréable. Et bien sûr, la localisation : le trajet reste compliqué si l’on réside dans le sud de l’île.

Mon verdict final
Faut-il y aller ? Si vous êtes un voyageur culturel, oui. Même si le trajet prend plus de temps que la visite, Besakih demeure un incontournable. En revanche, si Bali rime pour vous avec détente et plage, vous pouvez aisément vous en passer.
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