Qui dit île tropicale dit chute d’eau. Et en effet, ce n’est pas ça qui manque à Bali. En bon touriste, j’en cherche une pas trop loin de mon hôtel pour cocher une case de plus sur ma check‑liste. Mauvaise nouvelle : la cascade la plus proche est à une heure de route. Bon, ce n’est pas grave, je me lance quand même dans l’aventure.
Bienvenue dans la jungle

Des arbres partout, des branches qui ressemblent à des serpents, des noix de coco qui menacent de me fracasser le crâne, et pas d’ascenseur pour descendre jusqu’aux chutes d’eau. Le danger est partout. Je m’arme de courage et entame la descente. Dix minutes de marche, et je redécouvre la nature peu à peu.
Les ananas ne poussent pas dans les supermarchés
Si vous êtes un citadin comme moi, vous n’avez probablement jamais vu un ananas à l’état sauvage. Pour nous, c’est un machin jaune qui pousse sur un étal avec une étiquette promotionnelle autour du cou. Eh bien, figurez‑vous que non ! Ça pousse au ras du sol, dans une espèce de bosquet tropical. Je vous mets la photo, ce sera plus clair. D’ailleurs, la cascade doit son nom au fruit Kanto Lampo qui pousse ici, ce qui explique peut-être pourquoi j’y ai aussi trouvé des ananas !

Une chute d’eau ou une chute tout court?
Bien sûr, qui dit promenade dans la jungle dit serpents, coupeurs de têtes, et bien sûr… les ponts suspendus branlants, à deux doigts de s’effondrer. Mon excursion ne manque pas à la tradition.

La fin du périple, la chute d’eau du récit
Finalement, j’arrive à la chute d’eau en question, dans son bel écrin vert. Je m’assois quelques minutes auprès de ce formidable évier naturel. La planète ne fait pas d’économie d’eau. J’hésite un peu, puis je me lance pour la baignade (petite peur d’attraper le typhus), mais tout va bien. L’eau est fraîche, la scène sublime, il ne manque qu’un cocktail pour profiter au maximum… mais l’hôtel est bien loin.

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