Mascotte du Jabara de Kitayama devant un tas de fruits Jabara frais sur une table en bois

Le Jabara : cette pépite oubliée du Kansai qui va réveiller vos papilles (et votre système immunitaire)

On a souvent tendance à réduire la gastronomie japonaise à ce qu’on connaît déjà : les sushis, les ramens, ou peut-être l’Okonomiyaki si vous avez fait un tour par Osaka. C’est bon, c’est classique, mais soyons honnêtes : c’est aussi assez convenu.

Jabara Jabara ?

Le nom Jabara (じゃばら) vient de jabalai (ja-ba-rai), qui signifie littéralement « se débarrasser des mauvaises choses ». Tout un programme.

Techniquement, c’est un hybride naturel, un cousin du yuzu, qui pousse principalement dans le village de Kitayama. Visuellement, ça ne paye pas de mine : c’est un petit agrume un peu rond. Mais là où ça devient intéressant, c’est le goût. C’est puissant, acide, avec une amertume qui vous prend le palais direct. C’est typiquement le genre de saveur qui ne fait pas dans la dentelle.

Pourquoi vous devriez vous y intéresser (au-delà du goût)

Le Jabara, c’est un peu la « star » locale cachée sous le tapis. Les Japonais ne l’aiment pas juste pour son côté punchy. Il a acquis une réputation presque mystique pour ses vertus contre les allergies. Chaque année, quand la saison des pollens (le fameux kafunsho) frappe, les rayons des supermarchés se remplissent de jus, de poudres et de confiseries au Jabara.

Que ce soit vrai ou non (je vous laisse tester et vous faire votre propre avis avec le nez qui coule), le fait est que cet agrume a sauvé la petite économie du village de Kitayama.

Comment le consommer sans faire une grimace de trois kilomètres ?

Ne croquez pas dedans comme dans une orange, vous allez le regretter (sauf si vous mangez les oranges avec la peau, dans ce cas allez-y). Dans le Kansai, on le trouve partout sous forme de :

  • Ponzu au Jabara : Idéal pour accompagner un poisson grillé ou des gyoza. L’amertume casse le gras et apporte une profondeur que le vinaigre classique n’a pas.
  • Boissons : Dilué dans de l’eau gazeuse ou du shochu, c’est redoutable.
  • Confitures : Là, c’est le mélange sucre-amertume qui joue. Très efficace sur une tartine le matin, si vous voulez sortir de la routine confiture-fraise et que vous n’avez pas encore adopté le petit déjeuner nattō (纳豆) et poisson grillé.

Le mot de la fin

Si vous passez dans le Kansai et que vous en avez marre des mêmes saveurs, cherchez le logo du Jabara sur les étiquettes dans les épiceries Antenna Shop (ces boutiques spécialisées dans les produits des préfectures). C’est un produit brut, sans fioritures, qui ne cherche pas à plaire à tout le monde.


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