Penjor balinais décorés lors de la fête de Galungan à Bali, symboles de prospérité et de dévotion.

Galungan à Bali : La Victoire du Dharma au Cœur de l’Île

Ça fait un moment que je veux faire un article sur Galungan et plonger un peu dans la culture balinaise. Mais je vous avoue que ce n’est pas forcément toujours facile à comprendre. Alors voilà ce que j’ai compris et ce qu’on m’a expliqué.

1. Le calendrier Pawukon

Contrairement au calendrier grégorien, la vie balinaise suit le calendrier Pawukon, un cycle de 210 jours qui rythme les saisons spirituelles et agricoles. Parce qu’il est plus court qu’une année solaire, Galungan revient deux fois par an (ok, un peu moins). Une fois le cycle terminé, il recommence et on ne compte pas les années (oui, j’ai cherché).

2. La légende de Mayadenawa : le triomphe du Dharma

Au cœur de Galungan se trouve une légende : celle du roi démoniaque Mayadenawa, qui avait interdit le culte des dieux, plongeant le monde dans le chaos. Le dieu Indra, symbole de la vertu, finit par le vaincre, restaurant l’ordre et la lumière. Cette victoire n’est pas qu’un mythe : elle rappelle à chacun la lutte intérieure entre le Dharma (l’ordre, la vertu) et l’Adharma (le désordre, l’égoïsme). Un combat éternel que chaque être humain porte en lui. C’est spirituel. Et vous pouvez gagner ce combat en faisant un don pour le blog. Hehe.

3. Les traditions : Bali se transforme

Pendant Galungan, l’île se métamorphose. Les Penjor (en photo), immenses bambous arqués décorés de feuilles de cocotier, de fruits et de fleurs, s’élèvent devant chaque maison. Ils symbolisent le Mont Agung et l’offrande de gratitude envers la terre. Oui, ça ressemble à une poitrine fatiguée, ou c’est moi qui ai l’esprit mal tourné.

Les jours précédant la fête (Penyekeban, Penyajaan, Penampahan) sont consacrés aux préparatifs : maturation des fruits, confection des jaja (gâteaux de riz), et hommage aux ancêtres. Les familles se rassemblent dans le temple familial (Sanggah ou Pamerajan), vêtues de leurs plus beaux pakaian adat, pour prier et accueillir les esprits des ancêtres venus leur rendre visite.

4. Regard local

Dans les villages comme Seseh ou Cepaka, pas si loin du tumulte touristique, Galungan se vit dans une atmosphère de paix et de recueillement. Chaque famille rivalise de créativité pour décorer son Penjor, et chaque prière devient un acte de gratitude envers la nature et les ancêtres. Pour vos photos, privilégiez les détails des décorations et les moments de partage : c’est là que réside la véritable âme de la fête.

Avez-vous déjà assisté à une cérémonie de Galungan à Bali ?


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