Auteur souriant tenant plusieurs boîtes de produits électroniques achetés en ligne à Bali via Tokopedia et Shopee.

Acheter en ligne à Bali : pas d’Amazon, mais Shopee et Tokopedia

Shopee et Tokopedia sont les géants du secteur

Il arrive un moment où l’on doit acheter des trucs. Oui, je sais, c’est évident. Et en Indonésie, comme partout, il n’y a plus grand-chose dans les magasins. Pas le choix, il faut se tourner vers les plateformes en ligne. Ici, comme en Asie du Sud-Est en général, Amazon n’existe pas.

Pour acheter, il faut se tourner vers Tokopedia, Shopee ou encore Lazada, les deux plus populaires étant Tokopedia et Shopee. À titre personnel, je préfère Tokopedia (parce que c’est plus facile pour payer, mais j’y reviendrai après).

Comme sur Amazon, on y trouve de tout : des produits du quotidien aux gadgets électroniques, en passant par les meubles ou les vêtements. Les vendeurs sont, en plus des grandes enseignes, beaucoup de petits magasins locaux et souvent des shops entièrement en ligne sans réelle adresse. Du coup, les listings des produits ne sont pas toujours professionnels. Les descriptions sont souvent sommaires, les photos génériques, et certains vendeurs peu fiables.

Pour éviter les mauvaises surprises, il faut essayer de vérifier la réputation du vendeur : le nombre de ventes réalisées, les commentaires laissés par les clients, et les badges comme Official Store ou Star Seller qui garantissent un minimum de sérieux. Comme rien n’est standardisé, le même produit peut coûter du simple au double. Il ne faut pas hésiter à comparer.

Mon expérience d’achat (presque) fructueuse

J’achète tout le temps sur Tokopedia maintenant. Mais en ce qui concerne l’électronique, c’est plutôt limité. J’ai voulu acheter un « cooler » pour mon PC. L’enfer ! Très peu de choix sur Bali, mais je tente quand même. Première tentative : une belle boîte rouge avec un prometteur « up to 17 inches ». Résultat : le cooler marche, mais il est bien trop petit pour mon ordinateur portable qui flotte dans le vide ; en plus, il fait le bruit d’un avion de chasse et ressemble à un grille-pain.

Deuxième tentative (Jumbo 17 inches). Là, c’est la bonne, c’est sûr. Et paf, encore raté : c’est mieux que le premier, mais les petits ventilateurs ne ventilent rien du tout et c’est à peine correct niveau taille. Je n’abandonne pas, je suis têtu (ou un peu crétin, c’est selon), et je commande le plus gros que je peux possiblement trouver, marque Thermaltake. Normalement, ça devrait aller. Premier vendeur : affiche en stock mais annule la commande (pas en stock). Deuxième vendeur : pareil. Troisième vendeur : pareil. Finalement (deux mois après), le troisième vendeur me recontacte : « Pardon, je n’avais pas vu la commande, c’est en stock. »

Finalement, j’ai un beau cooler qui marche et mon PC est content, mais ça m’aura pris trois mois avec deux inutiles. D’ailleurs, le truc en plastique bizarre qui dépasse est censé être un porte-téléphone. Pas convaincu.

La livraison et les délais

La livraison est un autre univers à part entière. Premièrement, il faut voir si le vendeur est localisé à Bali ou sur une autre île. Si le vendeur est local, il est souvent possible d’être livré le jour même, en quelques heures (Instajam / GoSend). N’étant pas très patient, j’essaie toujours de privilégier les vendeurs proches, quand c’est possible.

Pour les envois plus importants ou venant de Java, on passe par des transporteurs comme JNE, J&T, SiCepat ou Ninja Xpress. Le titre est trompeur : le vendeur n’est pas un vrai ninja, décevant. Les délais varient avec ces options : un vendeur basé sur Bali peut livrer en un ou deux jours, tandis qu’un produit expédié depuis Java mettra souvent entre trois et sept jours. Mais il faut accepter une part d’imprévu : les fortes pluies ou les cérémonies religieuses peuvent ralentir le processus.

Les livreurs circulent en scooter et appellent presque toujours sur WhatsApp pour confirmer l’adresse. Je vous conseille vivement de donner votre numéro et de surveiller. En plus, les livreurs (à l’instar des chauffeurs de taxi) ne sont pas toujours bons en orientation. C’est souvent celui qui s’est perdu dans la course d’orientation en 6ᵉ qui est choisi. Soyez prêt à donner des repères précis : “près du warung X”, “derrière le temple”, ou “à côté de la laundry qui n’enlève pas les taches de sauce tomate”.

Le problème dans le shopping, c’est qu’il faut payer

Je commence par la mauvaise nouvelle : quasi impossible de payer avec votre carte française. Vous devez passer par une solution locale. Si vous avez un numéro de téléphone indonésien, les e-wallets comme GoPay, OVO, DANA ou LinkAja sont de bonnes solutions. Ils se rechargent facilement dans les supérettes Alfamart ou Indomaret, ce qui les rend accessibles même sans compte bancaire.

Le virement bancaire reste courant, mais il suppose d’avoir un compte indonésien. Beaucoup de vendeurs proposent le Cash on Delivery (COD), pratique si vous avez du liquide. Essayez de prévoir la somme exacte, car les livreurs n’ont pas toujours de monnaie. Il est aussi possible de payer dans un konbini directement (une fois votre achat effectué, vous recevez un numéro et avez 24 h pour aller payer à l’Indomaret). C’est une bonne option si le COD n’est pas disponible ou si vous ne voulez pas parler avec le livreur.

Si vous avez un compte Wise et un solde en rupiah, vous pouvez essayer Tokopedia : parfois, ça passe. En tant que touriste ou si vous ne restez pas longtemps, je vous conseille le COD ; pour le long terme, ouvrir un compte bancaire indonésien reste la meilleure option.


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