Bonjour à tous ! Aujourd’hui j’ai regardé un anime racontant l’histoire d’un poulet Don juan qui se bat contre des démons. Du coup c’est parti pour un peu de cuisine japonaise. En effet, côté volaille, le poulet (tori) occupe une place de choix dans les foyers et les izakayas.
Voici cinq méthodes incontournables pour préparer le poulet à la japonaise et voyager le temps d’un repas.
1. Le Tori no Teriyaki (Le classique incontournable)
Le teriyaki est sans doute la méthode la plus célèbre à travers le monde.
- Le principe : Des hauts de cuisse de poulet désossés sont saisis côté peau pour devenir croustillants, puis mijotés directement dans un mélange à parts égales de sauce soja, de mirin, de saké et d’un soupçon de sucre (ou de sucre roux).
- La texture : Une chair ultra-tendre à l’intérieur, contrastant avec une pellicule extérieure caramélisée et brillante.
- L’accompagnement idéal : Un bol de riz blanc nature et quelques fleurets de brocoli ou du chou finement émincé pour absorber la sauce. Si vous aimez le chou, ce qui n’est pas mon cas.
2. Le Karaage (Le poulet frit à la Japonaise)
Impossible d’évoquer le poulet japonais sans mentionner le karaage. Véritable star de la street food et des boîtes à bento, il met tout le monde d’accord.
- Le principe : Les morceaux de poulet sont découpés, marinés dans un mélange de sauce soja, de gingembre râpé, d’ail et parfois d’un soupçon de saké. Juste avant la cuisson, les morceaux sont enrobés de fécule de pomme de terre (et non de farine de blé c’est le secret, vous l’avez vu sur Toriaezu Japon) avant d’être frits deux fois pour un croustillant maximal.
- La texture : Une croûte légère et croustillante qui ne ramollit pas, refermée sur un cœur de poulet juteux et gorgé de saveurs d’aromates.
- L’accompagnement idéal : Un peu de citron ou une mayonnaise japonaise (Kewpie bien sûr !).
3. Le Yakitori (Les brochettes grillées au barbecue)
J’ai du parler de la chaine d’izakaya Torikizoku il y a bien longtemps. Voilà qui me replonge dans mes années d’étudiant au Japon (oui je me sens vieux). Si la version traditionnelle utilise des braises de charbon de bois de type binchotan, il est tout à fait possible de reproduire cette gourmandise à la maison à la poêle ou au grill.
- Le principe : De petits morceaux de poulet (cuisse, blancs, ou même boulettes de viande hachée appelées tsukune) sont enfilés sur de petites brochettes en bois. Pendant la cuisson, les brochettes sont badigeonnées à plusieurs reprises soit de sauce tare (une réduction épaisse de soja, mirin, saké et sucre), soit simplement saupoudrées de gros sel (shio) pour apprécier le goût pur de la volaille.
- La texture : Des morceaux légèrement fumés, tendres, avec des bords caramélisés par la flamme ou la poêle brûlante.
- L’accompagnement idéal : Une bière fraîche bien glacée et quelques rondelles de radis daikon croquant.
4. Le Chicken Nanban (Le poulet croustillant nappé de sauce tartare)
Originaire de la préfecture de Miyazaki, le chicken nanban est une variante du poulet frit, particulièrement appréciée pour son mariage de textures et de saveurs acidulées.
- Le principe : Le poulet est d’abord enrobé de fécule puis trempé dans un œuf battu avant d’être frit. Dès sa sortie de la friteuse, la volaille chaude est immédiatement plongeante dans un bain de vinaigre de riz et de sauce soja douce (nanban-zu).
- La texture : Un extérieur croustillant gorgé de jus vinaigré, contrastant avec la tendreté de la chair.
- L’accompagnement idéal : Une généreuse cuillerée de sauce tartare maison (composée de mayonnaise japonaise, d’œufs durs hachés, d’oignons nouveaux et parfois de pickles de concombres japonais).
5. Le Oyako Don (Le bol de riz mijoté au poulet et aux œufs)
Traditionnellement traduit par « parent et enfant » (puisqu’il associe le poulet et l’œuf dans le même plat), l’oyako don est un classique rapide à préparer et savoureux.
- Le principe : Des morceaux de poulet et des oignons émincés mijotent doucement dans un bouillon à base de dashi, de sauce soja et de mirin. Lorsque le poulet est tendre, on verse des œufs battus par-dessus, juste assez pour qu’ils restent crémeux et légèrement baveux (semicuites).
- L’accompagnement idéal : Servir directement dans un grand bol par-dessus le riz chaud, le tout parsemé de ciboule émincée ou d’un soupçon de piment shichimi togarashi.
Alors, lequel de ces cinq classiques japonais vous tente le plus ? Lancez-vous ce soir et dites-moi si votre poulet a pris des airs de Don Juan !
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