kobe, boeuf de kobe

Kobe et bœuf de Kobe 


Kobe et bœuf de Kobe 

Kobe dans l’imaginaire collectif

Un peu de tourisme aujourd’hui avec un article sur Kobe. Vous avez sans doute déjà entendu parler de la ville. Peut-être étais ce au moment du terrible tremblement de terre de Kobe en 1995. La terrible catastrophe a ravagé la ville, mais elle a été depuis, fort heureusement, complètement reconstruite. Si ce n’est pour le séisme vous devez au moins connaître Kobe pour son bœuf. des tranches de viande persillées prisées des plus grands restaurants. A Kobe, encore et toujours une ville magnifique.

Notre première rencontre

La ville portuaire de Kobe est la première ville dans laquelle je me suis arrêté au Japon. C’était il y a…. bien longtemps déjà. A l’époque j’étais un jeune étudiant brillant qui avait l’avenir devant lui. Je suis arrivé en année d’échange à l’université, un peu par hasard. Je n’avais aucune réelle connaissance du pays si ce n’est mon tome de One piece (le manga en était à ses débuts) et je ne maîtrisais pas la langue d’avantage. Les débuts furent difficiles. Désespérement français le camembert me manquait. Oui la nourriture japonaise c’est bon mais que voulez vous… Laissez-moi le choix entre une bavette au poivre, entrecôte sauce Roquefort ou du jambon braisé et le meilleur de ce que l’Asie a à nous offrir et je n’hésiterais jamais.

Kobe et les étrangers

Des trois grandes villes du Kansai, Kyoto, Kobe et Osaka, Kobe est la plus petite des trois. Souvent boudée ou ignorée par les touristes (par manque de temps le plus souvent) elle ne recèle pas moins de très beaux quartiers. Vivre à Kobe est d’ailleurs assez cher, notamment au niveau des loyers qui sont souvent plus chers que chez ses voisines (selon les quartiers). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien, il fait bon vivre à Kobe. Restaurants, architecture agréable héritée de son passé de ville ouverte sur le monde. En effet dans un Japon relativement fermé jusqu’à il y a peu, Kobe fait figure d’exception avec de nombreux bâtiments et habitations bâtis dans un style fortement inspiré des constructions européennes.

La ville et ses quartiers:

Rokko

La montage et la mer, c’est ce qui défini la géographie du Japon. Voila que vous avez les deux réunis dans une même ville. Possible d’y accéder par train. Randonnées et onsen au sommet… ne manquez pas d’y faire un tour.

Sannomiya

Rapidement accessible au départ d’Osaka ou de Kyoto, c’est le centre névralgique de la ville. Des bars, des restaurants des entreprises, de la vie et tout ce dont vous pouvez avoir besoin pour passer un bon séjour. Ne pas manquer pas la petit rue remplie de restaurants, coincée entre deux buildings, qui part de la gare. Demandez ou la trouver si vous ne la voyez pas, le point d’information est tout proche.

Mikage

Le quartier résidentiel huppé de la ville. Il comporte aussi quelques restaurants réputés dont plusieurs sont étoilés au Michelin (du moins quand j’y étais). À part ça rien de particulier si ce n’est que c’est l’endroit ou j’habitais en famille d’accueil lors de mon premier voyage au Japon. Un endroit charge de nostalgie en ce qui me concerne, même si je n’ai jamais recontacté ma famille d’accueil. Que voulez vous c’était des gens charmants, mais je ne suis pas doué pour garder le contact. J’ai trop bonne mémoire, je n’ai pas besoin de contacter les gens pour me souvenir d’eux.

Le port

Le port de Kobe avec sa célèbre tour rouge et sa vue imprenable de jours comme de nuit est le symbole de la ville. En plus d’un magnifique feu d’artifice qui y est tire tous les étés, il permet de partir en croisière autour du Japon. C’est aussi le point de départ d’un voyage vers la Corée. Plus économique que l’avion et offre une aventure entièrement différente. Si vous êtes un routard et voulez visiter la Corée après le Japon, cela peut être un moyen original et peu onéreux de s’y rendre.

Quartier chinois

Kobe est très réputé entre autre pour son quartier chinois assez étendu. À quelques centaines de mètres de Sanomiya vous changez complètement de décor, bienvenue en Chine. Des étales à perte de vue ou l’on cuisine toutes les parties du poulet et probablement de tous les animaux qui passent dans le coin. Ne perdez pas vos enfants de vue, on ne sait jamais.

Le bœuf de Kobe

Des bovins traités comme des rois, massés à la bière et nourris du meilleur grains, selectionnés depuis des siècles pour donner la meilleure viande… voila le secret du bœuf de Kobe aujourd’hui renomme dans le monde entier.

Si un steak s’arrache à prix d’or, vous n’aurez aucun mal à trouver un restaurant ou en manger aux alentours de Sanomiya. La renommée de cette viande ayant fait le tour du monde et de nombreux gourmets venant en manger vous pourrez la retrouver déclinée de toutes les façons possibles et imaginable. Parfois en Hamburger, parfois en sukiyaki voir en bœuf tartare. Si vous voulez mon conseil toutefois, consommez la dans un tepanyaki.

Alors qu’est-ce que ça donne? Mon avis de fin gourmet.

Un tepanyaki c’est un restaurant d’un type un peu particulier. Souvent très prise et un peu cher, on s’assoit au comptoir, ou autour d’une table qui est en fait une plaque chauffante en acier. Chaque table a son cuisinier qui prépare le repas devant vos yeux, fait cuire tous les ingrédients sur la plaque avant de vous les présenter directement dans votre assiette. Un superbe spectacle autant pour les yeux que pour les papilles.

Mais est ce que c’est bon?

Oui c’est bon, très bon même. La viande fond en bouche et la graisse se répand dans notre palais. Un vrai délice. Selon le morceau que vous choisissez la viande sera plus ou moins persillée jusqu’à apparaître Presque entièrement blanche avant la cuisson. En bon barbare je préfère les morceaux ou la persillade est présent mais pas trop important pour bien sentir le goût du sang qui se mélange dans ma bouche avec la graisse. Un incontournable si vous visitez la région.

Combien ça coûte

Comptez entre 10 et 20 000 yens selon le menu que vous choisissez. Si vous voulez juste goûter du bœuf de Kobe pour le mettre sur votre CV, il est possible de trouver des morceaux moins chers ou des tranches très fines uniquement pour goûter. Cependant autant pour l’expérience culturelle que gustative je ne saurais que chaudement vous conseiller le Teppanyaki.

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Toriaezu Japon


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