petit dejeuner japonais

Le petit déjeuner japonais

Le petit déjeuner japonais

Repas le plus important de la journée selon certain, café croissant selon d’autre, le petit déjeuner est (normalement) le premier repas qui permet à notre corps de se réveiller. Chaque pays à son style, bacon et œuf pour les anglo saxon, saucisses pour les Allemands et riz gluant natto et grillades pour les Japonais. Partout la même question demeure. Est-ce vraiment raisonnable d’avaler ça à la place d’un bon croissant au beurre ?

Probablement pas.

Mon premier petit déjeuner japonais remonte à des temps (presque) immémoriaux. J’emmenais alors mon innocence mêlée d’anxiété sur le continent asiatique pour la première fois, ignorant alors qu’elle y resterait. Je me souviens des jours, des semaines précédentes mon départ, passés à me fabriquer milles et unes images de ce que serait le Japon. Je passais des photos enchanteresses des blogs touristiques a l’architecture URSS visible sur google map. Je me suis à peu près tout imaginé avant mon départ, des personnages de mangas aux films de samouraïs, des dragons rampants aux sushis de baleines. Je me suis tout imaginé, mais sans me faire d’idée précise. Je me suis tout imaginé, sans accorder trop d’importance à mes attentes et fantasmes, pressé de prendre la vérité pour ce qu’elle est. Je me suis tout imaginé, sauf le petit déjeuner.

Tout avait pourtant bien commencé.

Me voilà à Kobe début septembre, un soleil magnifique se reflète dans les eaux du port. Des poissons un peu cons préparent les JO en faisant des sauts ici et là, et les pavés trop brillants qui longent les quais brûlent mes semelles de chaussure.

« Ah je suis content d’être là » pensais-je.

Je vous avais dis que j’étais innocent.

Derrière moi l’hôtel Okura, ou je suis resté pour la nuit. Hôtel de semi-luxe. Très propre et spacieux mais y a pas de quoi casser trois pattes à un canard non plus. A noté tout de même l’existence (dans mon souvenir) d’une salle de gym et d’une piscine, mais n’ayant eu accès ni à l’une ni à l’autre je ne peux pas commenter.

Cet hôtel, c’est le choix (très bon) de mon université de l’époque. Ils aiment faire les choses en grand. Des petits fours et des piscines inaccessible, ça impressionne toujours. S’il y a une chose dans laquelle les Japonais sont passés maître, c’est bien la maîtrise des apparences.

« C’est décidé, je vais manger japonais ! »

Une de ses résolutions idiotes prise avant mon départ. À ranger dans la même case que : je vais m’immerger à fond dans la culture des locaux, je vais exercer au maniement du katana pour impressionner les copains à l’apéro et dormir par terre c’est super.

Ça ne pèse pas lourd quand vous attendez affamé derrière une lourde corde rouge, un ticket imprimer à la main « déjeuner ». C’est qu’à l’intérieur de la salle les viennoiseries n’étaient pas légions.

Oui je suis dans l’équipe « sucrée » pour les petits déjeuner. C’est le seul truc que je peux avaler. Alors oui des croissants, du pain, de la confiture, du chocolat, du saucisson à la rigueur, mais des œufs de poissons dans une omelette, NON.

Le hareng le matin, c’est chaud.

C’est qu’outre l’omelette au bacon (il s’agit d’un hôtel international tout le monde le choix du buffet est décent, enfin il l’était à l’époque, notez que je n’ai aucune idée de ce qui est proposé actuellement, je ne veux pas de problèmes avec trip Advisor.) le petit déjeuner japonais n’est pas fait pour tous les palais.

Une sorte de risotto trop cuit bout dans une marmite, à côté un peu de natto, des carres de tofu, quelques algues, des œufs de poisson, du pain de mie, et nos aspirants médaillés olympiques qui semblent moins frétillant qu’à mon arrivée. Notons que le poisson est cuit dans la plupart des cas. Ce qui peut être plus doux pour l’estomac que les sushis le matin. Cela amplifie également le fumet du poisson qui n’est que rarement ce que je souhaite sentir le matin. (sauf rencontre torride avec une poissonnière, mais au moment où j’écris cet article cela ne m’est encore jamais arrivé. Laissez-moi un commentaire si vous êtes une jeune et jolie poissonnière.)

Nul doute que certains apprécieront cette manière de passer sa matinée (je parle du petit déjeuner japonais, pas de la poissonnière).

Quel rapport avec la photo en tête d’article ?

Je ne suis resté à l’hôtel qu’une seule nuit, et me suis bien vite retrouvé contraint à acheter mon petit déjeuner dans les conbinis. Le célèbre onigiri est le maître des petites faims, une délicieuse boule de riz sous cellophane qui constipe grands et petits. Je vous conseille celui à l’umeboshi, la prune amère (ahahahahahahahah). Mais avouez tout de même que les emballages sont super mignons. Et c’est le plus important.

Comme d’habitude, si vous aimez le blog, n’hésitez pas à regarder mes livres dans la boutique !

Cordialement,

Toriaezu Japon


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