corona virus au japon

Le coronavirus au Japon, la croisière s’amuse: Le Diamond princess.

Le coronavirus au Japon

Enfin un article! Oui, je sais, j’ai un peu déserté le blog ces derniers temps. Faute de temps justement. Pourtant j’ai plein d’idées et d’aventures à raconter. Je suis sûr que je coucherais tout ça sur papier dans les … ahem… mois à venir. Enfin, je n’ai pas l’habitude de commenter l’actualité, mais une fois de temps en temps, pourquoi pas. Oui, j’en ai marre de du coronavirus.

Quand est-il du coronavirus au Japon?

Voilà 3 mois que la planète est en quarantaine. Pas moyen d’y échapper. Au Japon donc. Dans la rue les visages sont couverts de masques, les vieux déambulent le plus lentement possible en faisait bien attention à prendre le maximum de place sur la chaussé, des vaporisateurs d’alcool sont partout sur les tables, dans les supermarchés, dans les cafés. Impossible d’accéder à une carafe d’eau sans demander la permission. Bref rien n’a changé.

Les Japonais aiment les pandémies.

Pour s’adapter, rien de mieux que de faire comme les locaux. Alors je me rue au supermarché et fait le stock de boite de thon. Il reste plus que ça de toute façon, impossible de trouver une boîte de mouchoir. Il n’y a pourtant pas de promo sur Xhamster: Le lien de l’article

Pour vos vacances, je conseille l’Italie.

Les virus c’est chouette.

“Tu as entendu parler du coronavirus?” s’enquiert Mana, ma leçon de français du dimanche matin.

“Non, je jouais à Pokemon. Il y a un problème avec la bière? Ca m’étonne pas, ils sont dégueulasses les mexicains.

-Non, non. Je veux dire certainemement, mais la c’est pire c’est les chinois.

-Il y a plus de bière en Chine?

-Non, ils ont la grippe.

-Ah! Les salops. Mais c’est pas tous les ans?

-Non, cette fois c’est une nouvelle grippe.

-Je vois, c’est pour ça que je ne peux pas avoir un verre d’eau.”

La serveuse en baito gardait précieusement un pichet rempli de glaçon dont elle frottait frenetiquement la anse avec un tissu imbibé d’alcool. C’est donc ça qu’ils font de mes mouchoirs. On est pas si différent.

Avantages et inconvénients du coronavirus japonais.

“Ca me fait peur cette histoire. C’est pour ça que je mets mon masque”

Je ne me souvenais pas d’avoir vu un jour son visage. En général je m’accoude nonchalament à un pilonne devant le café et je fais leçon à la première personne qui s’approche de moi sans uniforme de police.

“Oui, il faut faire attention.”

Je vais dans son sens.

“Mais t’inquiète pas tu ne risques rien tant que tu es à 2 mètres de moi. J’ai un tueur de virus.”

Elle sort de sa poche un tube en plastique.

“C’est efficace, tous les Japonais l’achète. C’est déjà en rupture de stock.

-Oh non, je fais comment moi, je connaissais pas ce truc.

-Ne t’inquiète pas, tu dois juste rester chez toi. Tu as bien penser à acheter des mouchoirs?

-J’en ai plus beaucoup, mais je vais me demerder avec des éponges. Il m’en reste un stock du seisme de l’année dernière.”

Le naturel revient au galop.

“Tu as entendu parler du Diamond Princess?

-Oui, le bateau de croisière?

-Oui, on l’a gardé au Japon en quarantaine un moment sans laisser sortir personne, du coup la moitié des passsagers est tombé malade, sauf les indiens. Peut pêtre que le curry empêche le virus.”

J’ai oublié de précisé que mon étudiante travaille dans l’industrie pharmaceutique.

“Tu crois?

-J’en sais rien. De toute façon les tests sont pas fiables, tous les passagers qu’on a testé sain et renvoyé aux états unis, on été retestés et ils étaient malades.

-C’est pas rassurant sur le système de santé japonais.

-Oh ne t’inquiète pas, il suffit de pas marquer les morts dans les statistiques, et on reste le pays à la plus longue espèrance de vie. Des années que ça marche. C’est la culture japonaise. Tu veux un verre d’eau?”

La baito me regarde d’un air méchant.

“Non merci.”

Coronavirus et syndrome de vérité

On se regarde dans le blanc de l’oeil quelques minutes, je sens bien qu’elle veut me dire un truc mais qu’elle n’ose pas. C’est bizarre, ça fait un moment qu’elle me paie pour distraire ses dimanches matin. Finalement, elle se lance.

“En tout cas ça a quand même un avantage le virus. Il y a quand même moins de monde dans les rues. Osaka est quasi deserte.” On a va la même définition de déserte mais c’est vrai qu’il y a un peu moins de monde qui me marche sur les pieds dans le train.

“En tout cas depuis que les chinois on quittés le Japon on peu dire ce que l’on pense librement.” dit elle hésitante. Je la rassure aussitôt. Il faut assurer le service client après tout.

“Oui, moi je ne mange plus de gyoza.

-C’est bien vrai ça. Mais maintenant les gyozas c’est japonais, comme les ramens et les kanjis. C’est la culture japonaise.

-Exactement.

-J’espère juste qu’ils seront guéris pour les jeux olympiques.”

Prenez soin de vous et si vous sortez masqués, n’en profitez pas pour dévaliser une épicerie.

Comme d’habitude, si vous aimez le blog, n’hésitez pas à regarder mes livres dans la boutique !

Cordialement,

Ps: Si nécessaire je vous tiendrai informer de l’évolution du coronavirus au Japon.

Toriaezu Japon


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